Impropre à la consommation !


– « Allo ?

– Ouais ici le big boss d’Hollywood ! Comment ça va Paul ? Je t’appelle pour te proposer une suite à Resident Evil : Afterlife, vu qu’il a cartonné partout dans le monde, t’en dis quoi ?

– Oh pas de problème, mais je n’ai pas encore réfléchi au scénario que je peux développer…

– Ok, recontacte moi quand tu auras avancé alors ! Ciao. »

— 5 minutes plus tard —

– « Ouais c’est Paul, c’est bon j’ai la trame principale. Ecoute un peu : Alice et les survivants doivent faire face à une menace encore plus incontrôlable à mesure que l’infection se propage…

– … Ça me rappelle quelque chose… Mais soit plus précis.

– Et bien, cette fois-ci, on met le paquet, les zombies normaux, mais aussi des géants mutants avec des haches, des zombies de l’Armée Rouge et des chiens géants mutants, c’est assez vendeur je trouve.

– Parfait, j’achète, et tu peux rajouter une enfant, on dira que c’est la fille d’Alice, les spectateurs auront plus de sympathie pour elle, et ça développe sa psychologie quoi !

– Va pour la gosse. Et je viens de penser (silence), l’histoire pourrait se dérouler dans un laboratoire top secret sous-marin en Russie, mais où il y a une salle de simulation géante qui peut reproduire des villes comme New York, avec des zombies virtuels et tout et tout…

– Ouais c’est pas mal, ça va rendre la violence plus ludique, z’aime ça les d’jeuns. Et puis rajoute un ou deux trucs du jeux vidéo, sinon ils vont encore faire chier chez Capcom.

– J’ai inclus Ada Wong, justement ! En plus, avec sa robe rouge pétante, c’est trop tendance et tapageur !

– Nikel, bon je trouve les studios disponibles et je te souhaite bon courage, fais ce que tu veux avec la fin de l’histoire, mais faut pas qu’Alice meurt, on prévoit déjà un sixième épisode !

– Normal ! A la fin, on dira que toute l’histoire n’avait pour but de mener à la guerre finale, celle où tout s’achève. Et y’aura même des chauves-souris géantes zombifiées, trop kikoolol.

– Bien, et Milla et toi vous occupez de la promo, comme d’hab ?

– Ouaip !

– Allez, à plus, c’est toujours un plaisir de travailler avec toi !

– De même. Ciao. »

Resident Evil : Retribution, une vision cocaïnée et « What The Fuck » de ce que Paul W.S. Anderson pense du médium cinéma. Un doigt d’honneur énorme aux millions de spectateurs qui vont voir ce film, et un outil de décervelation de masse, en bref la négation du pouvoir créatif et intellectuel de l’être humain au profit… du Profit ! Tout comme la chair infestée par le virus T, Resident Evil : Retribution est un film impropre à la consommation.

Dr. Gonzo

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