Twister, de Jan de Bont (1996)

twister

Jo Harding était encore une enfant lorsqu’elle vit son père emporté par une tornade de catégorie F5 (une tornade extrêmement dévastatrice et puissante). Vingt-sept ans plus tard, à la tête d’une équipe de météorologues, elle traque ces mystérieuses intempéries qui ravagent les plaines américaines. Cet été, la météo prévoit la plus violente tornade qui ait frappé l’Oklahoma en trente ans…

 

        Non, il n’y a aucun opportunisme ou coïncidence entre cette critique et les récents  événements tragiques qui se sont déroulés dans l’Oklahoma il y a peu. Je ne fait pas partie de ces profiteurs sans scrupules, qui, à l’instar de ces sites marchands en ligne qui baissaient les prix de Poséidon et de Titanic la semaine suivant le naufrage du Costa Concordia, profitent du malheur des gens. Enfin si cela fait venir de nouveaux visiteurs sur Ciné/Fusion, je ne ferai pas la sourde oreille non plus !

        Mais revenons à nos moutons, Twister est le deuxième film de Jan de Bont. Reconnu par la profession pour avoir été chef opérateur des années 60 à 90, avec  dans un premier temps Paul Verhoeven, puis sur de grands projets comme Die Hard ou L’Arme Fatale 3, il réalise son premier film, Speed, qui connaît un immense succès commercial et popularise Keanu Reeves et Sandra Bullock. Twister est produit par Amblin, la société de Steven Spielberg, mais aussi par l’écrivain Michael Crichton, qui signe par ailleurs le scénario, loin d’être sa meilleure participation au cinéma. Avec un budget dépassant les 90 millions de dollars, Jan de Bont peut laisser libre court aux spectaculaires effets spéciaux qui occupent une grande part du film. Impressionnants pour l’époque, ils sont encore plutôt bien fichus quand on revoit le film aujourd’hui, même si certains effets sont devenus cheaps. En tout cas, voir les vaches voler en tourbillon autour de la tornade fait toujours son petit effet !

Jo and Bill
-« On va où en vacances chéri ? »
-« Oh, dans une tornade, ça a l’air sympa comme tout ! »

        Cependant, s’il y a une chose que Twister occulte complètement, c’est la vraisemblance. Combien de fois doit-on se taper des personnes qui courent pour échapper à la tornade qui est à deux mètres, alors qu’une maison, un tracteur ou encore un camion-citerne sont littéralement happés par la force des vents … Twister va à l’encontre de la science, et veut nous prouver que la tornade, c’est fun, on peut même se promener à l’intérieur pour admirer le paysage. Et puis même si on pèse 70 kg, on restera au sol sans problème, par contre si on est dans sa voiture, c’est foutu ! Eole, le dieu et régisseur des vents, aurait d’ailleurs dit en sortant de la projection du film : « Merde, les hommes pensent donc que ce n’est que du vent tout ce que je fait ?! », avant de rejoindre Borée, Euros, Notos et Zéphyr, ses potes de l’Olympe qui eux ne sont même pas équipés en IMAX et n’ont pas profité pleinement du film. D’où la chute du monde mycénien face au capitalisme américain, mais là est une autre histoire…

        Film pop-corn par excellence, Twister répond au cahier des charges de ce type de production. Certes, on ne s’ennuie pas, il y a un rythme soutenu, des scènes romantiques, des scènes d’actions, des scènes romantiques, des scènes d’actions, des scènes de disputes conjugales, et encore des scènes d’actions. Et puis ce qui devait arriver arrive ! Bill (Bill Paxton) retourne avec son ex-épouse Jo (Helen Hunt) parce qu’ils ont vécu des choses tellement bouleversantes lorsqu’ils étaient dans la tornade que cela les a rapproché. Normal quoi ! Et puis l’ex-nouvelle petite amie de Bill, Melissa (Jami Gertz), n’a plus qu’a rentrée chez elle pour recevoir son Razzie Award du plus mauvais second rôle (pas volé) puisqu’elle a peur des tornades ! Sans blague, peur des tornades !!! On aura tout vu, j’vous dit.

        Un film qui m’avait marqué quand j’était gosse, et dont la nouvelle vision m’a fait perdre tout mes bons souvenirs, même si ça reste un divertissement honnête. Mention spéciale à Philip Seymour Hoffman et son rôle de comique déjanté !

Dr. Gonzo

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2 réflexions sur “ Twister, de Jan de Bont (1996) ”

  1. C’est fun certes mais le revoir m’a fait apparaitre beaucoup de défauts et incohérences… Enfin si on le compare à 2012, c’est sûr que c’est déjà plus vraisemblable!

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