21 Jump Street, de Phil Lord et Chris Miller (2012)

21 Jump Street

Au lycée, Schmidt et Jenko étaient les pires ennemis, mais ils sont devenus potes à l’école de police. Aujourd’hui, ils sont loin de faire partie de l’élite des flics, mais ça pourrait changer… Mutés dans l’unité secrète de la police, l’équipe du 21 Jump Street, dirigée par le capitaine Dickson, ils vont troquer leur arme et leur badge contre un sac à dos et se servir de leur physique juvénile pour infiltrer un lycée.
Le problème, c’est que les ados d’aujourd’hui ne ressemblent pas du tout à ceux de leur époque. Schmidt et Jenko pensaient tout savoir des jeunes mais ils sont complètement à côté de la plaque. Ils vont aussi vite s’apercevoir que certains problèmes de leur propre adolescence sont loin d’être réglés. Les revoilà face aux angoisses et aux terreurs des ados, avec une mission en plus…

         Depuis le début des années 2000, la Paramount envisageait un film adapté de la série à succès 21 Jump Street. Dès que l’on pense à cette série des années 80-90, on pense obligatoirement à Johnny Depp, qui a fait ses galons dans le rôle titre de l’officier Thomas « Tom » Hanson, avant de connaître un incroyable succès au cinéma. L’histoire principal, orientée bromance sur fond d’infiltration policière dans un lycée, est une des causes du succès de la série (et du film, gros carton au box-office). Deux jeunes recrues de la police de la Nouvelle-Orléans intègrent une brigade spéciale, logée dans une ancienne chapelle au 21 Jump Street, chargée d’infiltrer les « bandes de jeunes ». Leur but : démanteler un réseau juvénile de narcotrafic . Dans le rôle de ces jeunes policiers un brin incompétents, on retrouve avec plaisir ce dingue de Jonah Hill, protégé de Jud Apatow dont le sens de l’improvisation comique n’est plus à démontrer (après, son style plaît ou non, c’est certain). L’accompagne ce faisan insupportable de Channing Tatum, mais contre toute attente, il se montre plutôt talentueux dans son rôle (après, sa tête plaît ou non, c’est certain). La rencontre du film policier avec la comédie lui sied finalement bien.

Au lycée, Schmidt et Jenko étaient les pires ennemis, mais ils sont devenus potes à l’école de police. Aujourd’hui, ils sont loin de faire partie de l’élite des flics, mais ça pourrait changer… Mutés dans l’unité secrète de la police, l’équipe du 21 Jump Street, dirigée par le capitaine Dickson, ils vont troquer leur arme et leur badge contre un sac à dos et se servir de leur physique juvénile pour infiltrer un lycée. Le problème, c’est que les ados d’aujourd’hui ne ressemblent pas du tout à ceux de leur époque. Schmidt et Jenko pensaient tout savoir des jeunes mais ils sont complètement à côté de la plaque. Ils vont aussi vite s’apercevoir que certains problèmes de leur propre adolescence sont loin d’être réglés. Les revoilà face aux angoisses et aux terreurs des ados, avec une mission en plus…

21 Jump Street
21 Jump Street, c’est aussi de la poésie d’une finesse inouïe grande putasserie (mais qui passe très bien quand même) !

         Hollywood est friand de ce genre d’exercice qui consiste à adapter une série TV en film ou vice-versa, avec la possibilité d’en faire une nouvelle franchise. Loin d’un tas d’autres projets faits à la va-vite, 21 Jump Street se démarque et apparaît comme un film abouti. Entre humour simpliste mais réjouissant et scènes d’action débridées, le film trouve un rythme efficace tout en n’oubliant pas son scénario. L’alchimie entre Jonah Hill et Channing Tatum est en grande partie responsable de la bonne humeur que dégage le film, et en ces temps de morosité ambiante, d’extermination de population civile qui n’en demande pas tant, de prix du pétrole affolant et d’une météo estivale qui n’en a que le nom, et bien, oui, ça fait du bien de délaisser le sérieux et le CAC 40 le temps d’un film. Le duo de réalisateurs, Phil Lord et Chris Miller, s’en donne à cœur joie dans la pantalonnade, mais fait surtout preuve d’une incroyable énergie dans la réalisation. Hormis les scènes de dialogues classiques, ce sont les scènes d’action et en particulier les courses-poursuites qui impressionnent par leur originalité et leur côté pop assumé. On le sait depuis la confirmation La Grande Aventure Lego cette année, les deux compères geeks sont des réalisateurs à suivre. En bons connaisseurs du matériau original, il n’en oublient pas de glisser ça et là des références, ni de subvertir la série carrément pour aller jusqu’à expédier le caméo de Johnny Depp d’une façon…brutale et inaccoutumée ! Dans le petit monde de la comédie US, une telle insolence fait toujours plaisir. Reste à voir si les réalisateurs arriveront à maintenir le niveau de ce premier film dans la suite (22 Jump Street, et oui, on ne rigole pas avec le titre !) qui débarque bientôt dans nos contrées et qui voit les deux flics retourner à la faculté ! Licence ès humour gras et trash !

Dr. Gonzo

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4 réflexions sur “ 21 Jump Street, de Phil Lord et Chris Miller (2012) ”

  1. Il est vrai que c’est le genre d’humour que l’on adore ou que l’on déteste, mais rien que pour Jonah Hill, c’est à voir ! J’espère que le deuxième sera aussi stupide et énergique !

  2. Et je comprends qu’on puisse ne pas aimer. Pour ma part je suis allé voir « Nos pires voisins » et je n’ai pas rigolé une seule fois, c’est très désagréable pour une comédie 😉

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