20th Century Women, de Mike Mills (2017)

« L’homme vieillit, la fin approche, chaque moment devient de plus en plus cher et il n’y a plus de temps à perdre avec des souvenirs. Il faut comprendre le paradoxe mathématique de la nostalgie : elle est le plus puissante dans la première jeunesse quand le volume de la vie passée est tout à fait insignifiant. »
   
– Milan Kundera, L’ignorance 

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Birdman, de Alejandro González Iñárritu (2015)

Riggan Thomson, acteur célèbre uniquement pour son rôle de super-héros dans la franchise fictive Birdman, veut à tout prix être reconnu du public et décide d’adapter une nouvelle de Raymond Carver en pièce de théâtre à Broadway. C’est sans compter sur les acteurs qui l’accompagne, notamment Mike Shiner, personnage incontrôlable autant dans la vraie vie que sur scène, ainsi que sa fille Sam, en pleine cure de désintoxication. Riggan doit composer en plus avec l’ombre de son personnage de super-héros, qui tend à lui pourrir la vie en s’immisçant dans son esprit.

Inside Llewyn Davis, de Joel & Ethan Coen (2013)

Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

L’incroyable destin de Harold Crick, de Marc Forster (2007)

Zach Helm, le scénariste de ce film – budgété à 40 millions de dollars quand même ! -, trouve là une idée de départ complètement jouissive et originale, dans la mesure où elle est méta-réflexive. Le comédien ultra-populaire aux USA Will Ferrell incarne à la perfection cet Américain (très) moyen dont la vie ne recèle aucune surprise, aucun moment agréable, et qui se retrouve du jour au lendemain au centre d’un roman – sa vie – en cours d’écriture qu’il doit arrêter afin de ne pas mourir. Rien que ça !